_________C'était un matin comme beaucoup d'autres, ou pêut-être un peu différent. Comme chaque matin, Léa ressentait toujours l'envie que tout redevienne comme avant. Elle aurait tout donné pour ça. Comme chaque matin, Léa avait la flemme de sortir de son lit. Elle décida de se lever que lorsqu'elle entendit sa tante criait avec sa grosse voix d'homme. Elle sortit de son lit sans se précipiter et posa ses pieds sur le sol froid, elle frissonnait. Elle se leva et se dirigea vers la porte, quand ses yeux se posèrent sur le calendrier, elle se figea. "Oh non, c'est aujourd'hui" pensa t-elle. Le c½ur serré, une boule dans la gorge, une douleur dans le ventre, les jambes tremblantes et les yeux brillants à cause des larmes, elle se laissa tombé sur le sol. Elle rapprocha ses jambes de son visage et mit sa tête dans ses bras. Elle pleurait, encore. Sept ans aujourd'hui. La veille nous avions fêtés mes huit ans et j'avais même eut ma toute première guitare. Je m'en souviens comme si c'était hier. Le matin je ne voulais même pas me réveiller. Peut-être avais-je un mauvais pressentiment ?, se rappela Léa. Toc toc toc, des frappements se firent entendre à sa porte de chambre. Léa pria pour ne pas que se soit sa tante. Elle se leva, respira un bon coup, essuya ses larmes et ouvrit. Elle parût soulagé lorsqu'elle vit Nathan & Chloé. Elle leur fit un signe de la tête pour leur dire de rentrer. Ils s'installèrent sur le lit, Léa ne tarda pas à les rejoindre.
- Arrêtez de pleurer. Je n'aime pas vous voir comme ça, dit Nathan d'une voix tellement douce.
- Ouais t'as raison ! À toi de pleurer maintenant & à nous de te consoler, s'énerva Chloé.
- Pourquoi dis-tu ça ?, s'étonna celui-ci.
- La mort les a emportés et regarde nous ! On souffre tous tellement encore. Le temps n'a rien changé, rien. On ne s'en est pas remis. C'est évident, ça se voit dans nos yeux et dans la façon dont on se force à sourire parfois. , Chloé pleurait et ses paroles étaient plutôt des murmures. Même chez Léa qui ne montre jamais ses sentiments, ça parait tellement évident ! Mais regardes nous ! On fait pitié à voir ! On n'arrive même pas à se relever. & Toi, ça fait sept ans ! Sept ans que tu restes fort, sept ans que tu nous consoles.. tu trouves pas que tu devrais pleurer et arrêtez de cacher cette souffrance au plus profond de toi ? Un jour tu vas exploser ! S'effondra Chloé.
_________À la phrase que cette dernière venait de dire, Nathan baissa la tête. Il savait très bien qu'elle avait raison. Il voulait rester fort et ne pas craquer devant ses s½urs. Il cachait sa peine et se contentait de consoler les deux personnes qui à présent comptait le plus pour lui mais jamais il n'avait osait craquer devant elles. Jamais. Un silence se fit dans la pièce, on entendait juste Chloé pleurer. Nathan & Léa essuyant ses larmes et lui frottant le dos. Le silence fut rompu par cette voix tellement grave et forte qu'elle résonnait dans toute la maison. Cette voix qu'ils détestaient tous les trois.
- Venez prendre votre petit déjeuné ! Hurla tellement fort Agathe que Nathan sursauta.
- On ferrait mieux de descendre, le monstre nous appelle, plaisanta Léa.
- Dépêchez-vous ! Je m'en vais travailler dans quinze minutes !
- C'est bon, c'est bon. Du calme la vieille ! On arrive, maugréait Nathan.
_________Agathe, ils l'a détestaient tellement. Cette femme était si méchante si froide. Jamais elle n'avait été tendre avec eux. Ils avaient souffert et elle s'en fichait. Elle les traités tellement mal. De toute façon, elle avait toujours détesté Yan et elle l'accusait d'avoir tuer sa s½ur. Les trois ados se sont toujours questionné là-dessus. Pourquoi avait-elle fait croire que Yan était le responsable ? Pourquoi avait-elle tellement voulu lui enlever la garde des trois enfants si c'était pour les traités ainsi ?
- Il est dix heure et vous êtes encore en pyjama ! s'exclama Agathe.
- On vient de se lever.. bougonna Léa
- Bande de fainéants ! Vous devriez vous levez plus tôt !
- Lorsque maman était encore en vie, tout était tellement mieux.. chuchota tristement Chloé.
- Oui mais elle est morte ! Votre abruti de père l'a tué ! cria Agathe.
_________Les paroles d'Agathe les avait choqués. Ils étaient bouches bées mais ils avaient pourtant l'habitude d'entendre des propos si méchant sortir de la bouche de leur tante. Elle n'a vraiment aucun c½ur, pensa Chloé. Ils s'installèrent à table. Léa trempait sa cuillère dans son bol et ne mangeait rien du tout. Une larme coula le long de la joue de Chloé. Agathe regarda cette dernière de façon assez bizarre et exaspéré, un air de pitié flottant sur le visage.
- Qu'est-ce que tu as encore à chialer ? se plaignit Agathe.
- Fiche lui la paix deux minutes ! s'énerva Léa.
- Chloé pleure pour rien, tout le temps entrain de chialer celle-ci. Elle est comme sa mère.
- Ma mère était peut-être sensible mais toi tu n'es qu'une ratée ! Une folle, une cinglée qui nous crie sans cesse ! Tu es tout le temps entrain de critiquer mon père, tout le temps ! Alors que lui ne t'as rien fait. Tu as toujours été jalouse du bel avenir qu'aurait pu avoir ma mère et du métier de mon père.
- Et toi tu n'es qu'un petit con mal élevé, un imbécile, un ingrat !
- Ne parle pas comme ça de mon frère, protesta Léa.
- On aurait été élevé par Papa, c'est sûre que ça aurait été beaucoup mieux, intervient Chloé.
- Toi tais-toi ! C'est à cause de Lui que tu pleures hein ! À cause d'un minable ! D'un bon à rien qui à tuer ma s½ur ! D'un alcoolique ! Tu pleure pour lui alors que Lui, il vit bien sans vous en Allemagne.
- Toi, Je t'interdis de parler comme ça de mon père, ordonna Nathan sur un ton tellement furieux qu'Agathe se recula, espèce de folle ! Il ne l'a même pas tué ! Mes parents étaient des gens bien qui avait réussis dans la vie. Ils nous ont tant appris ! T'as pas le droit d'insulter mon père et encore moins ma mère ! J'aurais voulu que tu crèves à sa place ! s'emportait-il, hurlant presque.
_________Nathan serrait les poings. Il fusillait Agathe du regard. S'apprêtant peut-être à la tuer, Chloé le retenu par le bras. Ses 2 s½urs l'avait remarquer aussitôt à son regard et au son de sa voix. Léa lança un regard à son frère comme pour lui dire de se calmer et ils montèrent à trois, chacun dans sa chambre.. Léa claqua la porte, et se laissa tomber sur son lit. Elle en avait plus que marre de toutes ces disputes qu'elle devait supporter tous les jours. Elle attrapa sa guitare et la sortit de sa housse. Elle l'a prit en mains et commença à jouer "Boulevard of broken dreams" de Green Day. Sa guitare, sa passion. Elle était toujours là pour elle. Ne montrant jamais ses sentiments, elle confiait tout à sa guitare. Cela peut vous paraître bizarre mais c'est comme ça. Jouer de la guitare, ça la détendait. C'était un plaisir, une passion. On pouvait lire dans ses yeux qu'elle adorait le son de cet instrument. Pour Léa, La guitare était le plus bel instrument au monde, sans aucun doutes. C'est son père qui lui avait apprit à jouer. Elle était assez jeune, elle a commençait à l'âge de 6 ans peut-être. Elle jouait d'abord sur l'instrument de son père. Et il y a 7 ans et un jour exactement, le jour de son anniversaire, un jour avant la mort de sa mère, son père lui offrait cette guitare. Depuis elle la garde précieusement. Et quand elle joue, elle pense à Lui. À celui qui lui a apprit tant de choses, celui qui l'a élevé, celui qu'elle aimera toujours quoi que les gens puisse dire ou penser de lui. À son père, à l'homme gentil, courageux et bon qu'il était. Pour elle, c'était le plus merveilleux de tous les pères.. Elle aurait tout donné pour le revoir, le prendre dans ses bras rien qu'une seconde et lui dire qu'elle l'aime.
« Léa ne laissera pas sa flamme s'éteindre, étincelle après précieuse étincelle dans les eaux putrides du presque, du pas encore ou du pas du tout. Elle ne laissera pas périr ce héros qui habite son âme dans les regrets frustrés d'une vie qu'elle aurait mérité et qu'elle n'a jamais pu atteindre. Elle peut gagner ce monde qu'elle désire tant, elle en est convaincue. Elle y arrivera. Ce monde existe, il est bien réel, il lui appartient. Tout est possible. »